Le bois

Le bois est à la base de nombreux produits et objets d’usage courant: tables, portes, papier hygiénique ou à photocopies, meubles de jardin... Ce bois provient de forêts, en partie situées en zone tropicale, essentielles à l’équilibre écologique de la planète entière. Mais ces forêts sont en danger à cause de la déforestation, de la pollution ou de la surexploitation. Les bois tropicaux sont souvent préférés pour la fabrication de meubles de jardin ou d’instruments de musique parce qu’ils sont plus résistants, plus esthétiques et souvent moins coûteux, malgré la distance parcourue pour les acheminer chez nous.

Commerce international
Du bois illégal
Plus de la moitié du bois tropical commercialisé dans le monde provient d’un commerce qui viole les législations nationales et les conventions internationales. Les intérêts financiers de ces trafics sont colossaux et, partant, extrêmement difficiles à enrayer. En Suisse, 6 à 8% du bois importé provient d’exploitations illégales d’Europe orientale, du Sud-Est asiatique, d’Afrique ou d’Amérique du Sud. L’Union européenne (UE) élabore actuellement un plan d’action et une loi contre le bois illégal. Mais il n’est pas prévu que la Suisse s’associe aux mesures de l’UE.

Conséquences des coupes illégales
La surexploitation des forêts menace directement leur faune et leur flore. Chaque année, 152’000 km de forêts tropicales disparaissent, soit près de quatre fois la superficie de la Suisse. Les écosystèmes sensibles sont dévastés et le péril augmente pour les espèces animales déjà menacées, comme le jaguar. Le déboisement peut également entraîner des catastrophes humanitaires. En 2004, plus de mille personnes sont décédées sur une île des Philippines à la suite des glissements de terrain et des inondations causées notamment par des déboisements illégaux.

Solutions
Les forêts communautaires
Des actions sont entreprises, au Cameroun par exemple, pour améliorer l’exploitation de la forêt. Dans ce qu’on appelle « les forêts communautaires », ce sont les habitants qui gèrent la forêt selon des critères écologiques. Les coupes sélectives permettent un prélèvement sans dommage. Bien gérées, les forêts communautaires peuvent être rentables.

Utilisation du bois indigène
Le volume de bois disponible dans les forêts suisses est de plus en plus important. Utiliser ce bois plutôt que d’en importer permettrait de réduire la consommation d’énergie et la pollution liée aux longs transports. Mais la Suisse, en raison de ses coûts de production élevés, souffre de la concurrence étrangère. Elle importe presque trois fois plus de bois qu’elle n’en exploite dans ses propres forêts. Ses principaux partenaires commerciaux sont la France, l’Allemagne et l’Autriche.

Le label FSC (Forest Stewardship Council)
Pour lutter contre la disparition des forêts, les associations de protection de la nature se sont organisées dès le début des années 90. Un label reconnu à l’échelle mondiale a été créé en 1993 par le Conseil international de gestion forestière. Ce label garantit l’origine légale des bois utilisés et une gestion de la forêt respectueuse de la nature, socialement et économiquement viable à long terme.

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